Le Site de VÉZELAY

La situation

Située entre Auxerre et Dijon, ou encore entre Paris et Lyon, sur l’autoroute A6, Vézelay est un patrimoine naturel et architectural remarquable.

Soucieux de mettre en valeur leur patrimoine naturel et bâti, les habitants mettent en place un vaste projet de territoire. L’objectif des actions entreprises est de valoriser et de faire partager le joyau de la basilique et de son écrin naturel en offrant des conditions d’accueil optimales pour que les visiteurs s’approprient le site et en deviennent des ambassadeurs, cela dans la durée et dans le respect du site.

Elever l’exigence jusqu’à obtenir à terme la labellisation Grand Site de France, tel est notre projet ambitieux.

Une histoire remarquable

♦ Des fouilles ont montré une occupation très ancienne de la région.

♦ C’est vers 858, que Girart de Roussillon installe une communauté bénédictine à Saint-Père pour une courte durée puisque les normands chassent les moniales en 873.

♦ Elles seront remplacées par un monastère d’hommes situé, cette fois, sur le promontoire qui deviendra Vézelay. Le couvent dédié à la vierge et aux apôtres Saint Pierre et Saint Paul devient prospère de par son affiliation à l’abbaye de Cluny.

♦ La légende veut qu’en 882, un abbé ait rapporté de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume les reliques de Sainte Marie-Madeleine pour les sauver de l’invasion sarrasine.

♦ En 1037, l’abbé Geoffroy réforme l’abbaye et convainc ses contemporains que l’abbaye possède les saintes reliques lui valant sa position de grand centre de pèlerinage.

♦ En 1060, Urbain II prêche la première croisade, la construction de l’abbatiale est décidée.

♦ En 1146, Bernard de Clairvaux y prêche la deuxième croisade.

♦ En 1190, Philippe Auguste et Richard cœur de lion s’y donnent rendez-vous pour la troisième croisade. Le chœur romain est reconstruit en style gothique.

♦ Le déclin de l’abbatiale commence. Les conflits du début du deuxième millénaire, guerres de cent ans et de religions, se succèdent et Vézelay tombe dans l’oubli.

♦ En 1834, Prosper Mérimée alerte le roi sur l’état de dégradation de la basilique. Le jeune architecte Eugène Viollet-le-Duc consacrera de 1840 à 1859 à la restauration de l’abbatiale.

♦ Les pèlerinages y reviennent et la notoriété aussi.

♦ En 2012, la fréquentation atteint son apogée avec un million de visiteurs.

Une nature préservée

La vallée de la Cure trace une entaille de plus de 100 m dans les plateaux avec des fermetures de la vallée à Pierre-Perthuis et à Blannay, identifiant un territoire enclavé avec des buttes témoins et des combes.

Le massif granitique du Morvan au Sud et les plateaux marno-calcaires au nord offrent des paysages de transitions géologiques. Cette diversité géologique et paysagère induit des biotopes variés et riches. Le lit de la Cure est un milieu pastoral humide et bocager, les coteaux sont occupés par des vignes et des cultures, le faîte des buttes est le plus souvent boisé, des falaises granitiques accueillent des faucons pèlerins et des plantes alpines telle que la biscutelle ; la structuration du paysage est très marquée. Une promenade dans le périmètre du Grand Site est une découverte culturelle et paysagère.

Aux portes du Parc Naturel Régional du Morvan, la nature y est riche et variée, protégée par des zones NATURA 2000, programme LIFE+, milieux humides et par le classement du site (loi 1930) en 1998. Le territoire souhaite préserver cette richesse.

Fiche DREAL NATURA 2000

 

 

 

Un site classé et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

La basilique Sainte-Madeleine est un édifice d’une rare pureté architecturale. De style néo-roman pour le narthex et la nef. Le chœur est de style gothique. Conçue pour être un capteur de lumière, la luminosité de la basilique est le fruit d’une véritable étude cosmique et est une vraie curiosité. Construite avec des calcaires de tons différents, les voutes offrent une composition byzantine. Le classement dès les premiers temps (1840) et les travaux de restauration d’Eugène Viollet-le-Duc lui a permis de rester un édifice majeur de l’art roman.

10 communes ont été classées et 8 inscrites au titre des monuments naturels (loi 1930) en 1998 formant un vaste territoire autour de la basilique assurant une protection des paysages en co-visibilité de la ville de Vézelay. Inscrite également dès les premiers classements sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979, la colline est reconnue comme « représentant un chef-d'œuvre du génie créateur humain » et « étant directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle ». La ville de Vézelay bénéficie par ailleurs d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (loi Malraux) depuis 2007.

Une zone périphérique de 180 km², exactement calée sur le site classé et inscrit au titre des paysages naturels (loi 1930), est venue compléter la protection de la colline en 2007, constituant une zone tampon (voir carte ci-dessous). Ainsi, la colline et son écrin naturel bénéficient de protections légales importantes.

Source : UNESCO.

 

Deux édifices, l’église Saint-Jacques-le-Majeur d’Asquins et la basilique Sainte-Madeleine sont également inscrits sur la Liste du patrimoine mondial au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Pour davantage d’informations sur le patrimoine mondial de l’UNESCO, voir la fiche de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles).

Fiche DRAC patrimoine mondial de l’UNESCO et fiche Vézelay, le Vézelien et le patrimoine mondial